Oiseau tant convoité par le pêcheur à la mouche averti, ne fait pas partie d'une race stabilisée. C'est une sorte de "mutant" rarissime qui défit les principes de la génétique !
"Coq de terroir", il ne sait naître et produire des plumes de qualités uniques pour le montage des mouches artificielles que dans des endroits spécifiques.
Le Limousin et en particulier la Corrèze au sol granitique acide et radioactif... lui offre les conditions optimales.
Coq gris, il a la particularité extraordinaire d'offrir, au fil des saisons, en fonction du degré de luminosité reçu, quantité de tonalités plus ou moins définissable. Celles-ci vont du bleu plus ou moins rouillé, au gris cendré rouillé nuancé jusqu'au doré. Elles sont variables d'un sujet à un autre et peuvent même se modifier avec l'âge.
Les coqs génétiques américains ou asiatiques sont tués à l'âge d'environ 6 mois pour donner au commerce des plumes de coquelets, parfois belles d'aspect mais molles et sans caractères.
A l'opposé un coq de pêche vit toute sa vie et sa mort naturelle survient en moyenne entre 8 et 12 ans. Plus il vieillit plus la qualité de sa parure s'améliore. Trois fois l'an, les plumes sont arrachées sur l'oiseau vivant, à des périodes bien déterminées de manière à ce qu'elle soit mature et non "passées". La première, voire la seconde "plumée" sont jetées car prélevées sur un coq trop jeune.
En plus de formes et de couleurs appropriées, les plumes qui ornent les mouches artificielles de grande classe doivent posséder des fibres particulières.
Ces particularités sont données aux plumes issues d'oiseaux prodigieux : "les coqs de pêche". Ceux-ci sont du Limousin en particulier de Corrèze. Leurs plumes ont des fibres incomparables : mimétiques, brillantes, robustes, élastiques, transparentes... cela dans les plus beaux et plus rares tons de gris.

Il est important de savoir que les plumes prises sur un sujet mort perdent leurs propriétés y compris celles de conservation.

On peut duper nos poissons avec des artificielles banales voire de bien triste mine !
Mais, à compétences égales entre pêcheurs, la mouche peut faire des différences de prises considérables !
Nos poissons, en diminution, sont très sollicités, les prendre, pour souvent et heureusement les remettre à l'eau devient difficile. Il y a donc nécessité à leur présenter le leurre le mieux adapté ; sa recherche passe obligatoirement par la plume, composante essentielle de la mouche artificielle.

Nos anciens, pêcheurs à la mouche, ne disaient-ils pas, tout simplement.
"Nous pêchons à la plume."

 

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